Mardi 18 mars 2008 2 18 03 2008 09:12

Anathème : Si l’anathême désignait dans l’antiquité les offrandes faites aux dieux, ou les victimes qui leur étaient immolées, la religion catholique, en tranchant la moitié de son accent circonflexe, lui donna le sens de sentence prononcée à l’encontre des hérétiques. L’anathème est pire que l’excommunication, puisque celui qui en est frappé est non seulement exclu de l’église, mais tombe sous le coup de la malédiction.

 

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Lundi 17 mars 2008 1 17 03 2008 09:13

Annal : Qui dure un an. Il est souhaitable de se souvenir qu’il prend dans ce sens là deux « n » si l’on veut éviter dans son courrier toute atteinte à la bienséance.

 

*    « vous trouverez ci-joint un chèque en règlement de votre location annale »

 

L’exemple rend toute explication ou commentaire superflus.

 

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Dimanche 16 mars 2008 7 16 03 2008 09:15

 

Anoblir : Conférer la noblesse, rendre noble. Non seulement au sens propre, mais aussi au sens figuré d’octroyer des qualités morales propres à la noblesse. Celles-ci restent toujours à définir, mais peu importe. Anoblir est donc également synonyme d’ennoblir. Quand à ôter la noblesse à qui se l’est précédemment  vu conférée, c’est une ignominie.

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Samedi 15 mars 2008 6 15 03 2008 09:16

Antépénultième : Signifie tout simplement avant avant dernier, et c’est tellement plus joli.

La prochaine fois que votre fils vous dira « à la course j’ai fait avant avant dernier », au lieu de lui répondre, d’aussi distraite qu’hypocrite façon, « c’est bien mon chéri », informez le que l’on dit « à la course, j’ai fait antépénultième ». Il saura ainsi parler, s’il ne sait pas courir[1].

 

 



[1] Le terme est en réalité le plus souvent utilisé en grammaire pour désigner l’avant avant dernière syllabe d’un mot.

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Vendredi 14 mars 2008 5 14 03 2008 08:21

Aragon :         « Au pays da-ga d'Aragon

Il y avait tu gud'une fill'

Qui aimait les glac's au citronEt vanille

 ...Au pays de-gue de Castille

Il y avait te-gue d'un garçon

Qui vendait des glaces vanill'Et citron. »

 

Est-il besoin de le citer ?

Il est de ceux qui sont entrés dans les manuels scolaires avant leur complète décomposition.

Ou bien la décomposition des textes de Monsieur Bobby Lapointe est elle ce qui les rend si décoaxialement délicieux.

Retournez écouter « Lumière tango », « Ta katie t’a quitté »…

Bref, l’Aragon. L’Aragon (qui eut Ubu[1] pour roi) a inspiré bien des poètes. Facile vérité.

L’Aragon est surtout connu pour son alliance politique et matrimoniale avec la Castille, autre province espagnole au doux parfum d’inquisition.

Ferdinand, d’Aragon, épousa en 1469 et en catimini (pour diverses raisons de politique familiale et successorale dont nous ne traiterons pas tant elles sont aussi  fastidieuses qu’essentielles), épousa, donc, Isabelle de Castille, notoire usurpatrice d’un trône qui ne lui était pas destiné, et qu’elle n’avait d’ailleurs à ce moment pas conquis.

A eux deux, plus quelques moindres autres, ils allaient unifier et reconquérir l’Espagne, qui n’était alors qu’un Emirat, et bouter les maures hors la péninsule ibérique. Le deux janvier 1492, Boabdil, sultan de Grenade, se rend aux armées espagnoles.

L’année sera faste pour l’Espagne. Le douze octobre, Christophe Colomb découvre l’Amérique, dont couleront des flots d’or qu’elle  ne saura pourtant pas faire fructifier[2].

Pour lors, débarrassée des musulmans, Isabelle de Castille va lancer l’inquisition sur les juifs, provoquant une émigration massive, d’innombrables conversions qui durent moins à la persuasion qu’à la cœrcition, et la résurgence des feux de joie, dont les cendres avaient à peine eu le temps de tiédir.

La mort d’Isabelle de Castille en 1504 signe le renouveau des luttes intestines pour la conquête de son trône, aboutissant à la mainmise des Habsbourg sur l’Espagne. Charles Quint règnera dès 1519 sur l’Espagne, les Amériques et les deux tiers de l’Europe, isolant la France de François 1er  qui en sera réduite à chercher secours chez Barbe Bleue[3] et, l’histoire est elle facétieuse, chez les Turcs[4] !



[1] Cf. Ubu roi, Alfred Jarry.

[2] Les hidalgos (hijo de algo, fils de) friands de diamants, dilapidèrent l’or des Amériques dans les échoppes des diamantaires juifs d’Anvers.

[3] On raconte, mais on raconte tant de choses, que Perrault s’inspira pour le personnage de Barbe Bleue du roi Henri VIII d’Angleterre, qui aimait la variété conjugale et ne recula devant aucun moyen pour  se débarrasser de celles de ses épouses qui avaient le mauvais goût de survivre à ses aspirations au changement.

Après avoir divorcé de Catherine d’Aragon, il épousa Anne Boleyn qui périt sur l’échafaud et sous un fallacieux prétexte afin de permettre à son auguste époux de convoler en justes noces, onze jours plus tard avec Jane Seymour, qui mourut en couches. Il épousa ensuite Anne de Clèves, qu’il répudia à cause de sa laideur, Catherine Howard, qu’il fit exécuter pour adultère, et Catherine Parr, qui se montra plus coriace que lui et lui survécut.

[4] François Ier conclut avec Soliman le magnifique une alliance militaire pour la reconquête du Milanais.

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Jeudi 13 mars 2008 4 13 03 2008 00:00

Aranjuez : Celui-là, qui arrive juste après l’Aragon, fait briller l’espagnol de tous ses feux. Il faut s’appliquer à le dire en roulant délicatement le r et en atténuant la jota dans un murmure rauque. L’accent tonique sur la deuxième syllabe. Voilà. On trouve difficilement plus doux.

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Mercredi 12 mars 2008 3 12 03 2008 08:25

 

Argutie : L’argutie est un raisonnement subtil et ingénieux, plaisant à utiliser avec les esprits chagrins et chipoteurs qui ont tôt fait de lui conférer une connotation péjorative, dès lors que par les moyens qu’ils affectent on leur dame le pion.

Si l’on décide de se montrer inutilement objectif, l’argutie est effectivement proche du ratiocinage, c'est-à-dire l’exercice de la faculté de raisonnement dans un but négatif, et, subséquemment, réservée aux esprits mesquins.

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Mardi 11 mars 2008 2 11 03 2008 08:26

Art

Art : Art vient de l’onomatopée hurt, que les lexicographes américains ont pu définir comme le borborygme de circonstance en cas de choc intempestif d’un autochtone avec un bison. Cette certitude acquise, la piste est aisée à remonter. Quand il a pris un bison dans l’œil,  l’homme voit les choses sous un angle différent de celui qui lui est coutumier. Cette torsion du réel, cette représentation modifiée de la réalité, subordonnée à l’émotion, va faire naître en lui une nécessité totalement indépendante de ses préoccupations de survie. On date de cette époque, encore mal définie, les premiers fossiles de peintres maudits, les mains encore maculées de rouge, l’estomac contracté sur du rien. Oui, la découverte de l’art va être un choc pour l’humanité. La découverte du beau artificiel, du beau par et pour l’homme. Par la peinture, la sculpture, la musique, la littérature, l’art, inutile sauf à la jouissance,  est le seul propre de l’homme, et dans de plus rares cas, de grands singes auxquels on fournit, outre la gouache et les pinceaux, de complaisants critiques pour vanter leurs simiesques talents dans les salons des capitales.

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Lundi 10 mars 2008 1 10 03 2008 09:24

Atrabilaire : Ou pichrocole, nous dit Ambroise Paré. D’humeur noire, chagrine, irritable. La médecine ancienne attribuait certains troubles de l’humeur à l’excès de « bile noire » dans l’organisme du patient. Bilieux est d’ailleurs le synonyme le plus proche d’atrabilaire, ces deux adjectifs (issus de la même racine) étant le plus souvent utilisés, à juste titre sans doute, pour qualifier les censeurs.

Nul n’a pu oublier ces vers de Mirabeau qui préfacent l’un de ses textes licencieux « le rideau levé »

 

*      « Retirez vous, censeurs atrabilaires,

Fuyez, dévots, hypocrites et fous,

Prudes, guenons, et vous vieilles mégères,

Nos doux transports ne sont pas faits pour vous ».

Par Marie Rennard - Publié dans : Les A
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Dimanche 9 mars 2008 7 09 03 2008 09:26

Aubépine : Arbuste à fleurs blanches et baies rouges qui fleurit habituellement au printemps.

C’est en août 1572 que l’aubépine connut son heure de gloire. On se souvient que c’est le tocsin de l’église Saint Germain l’Auxerrois qui sonne dans la nuit du 24 août le signal du massacre de la Saint Barthélemy. Dans l’après-midi, l’extermination des protestants et autres gêneurs ayant été rondement menée, le roi Charles IX donne l’ordre d’arrêter le carnage.

Le lendemain, on apprend qu’une aubépine vient de refleurir au cimetière des Innocents. Le fait est assez rare en cette saison pour être signalé, et chacun s’empresse d’y voir un signe divin. Le roi et sa cour se rendent sur les lieux. A cette occasion, l’un des gentilshommes de la suite royale suspecté d’hérésie est massacré par la foule. Le roi exprime alors à voix haute son souhait que ce soit là le dernier huguenot. La foule voit dans cette remarque un encouragement et le carnage reprend, s’étendant à toutes les provinces. On chiffrera le bilan de ces journées à trente mille morts. Qui fussent –peut être- restés vivants sans le caprice d’une fleur.

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Samedi 8 mars 2008 6 08 03 2008 08:27

Assassin : Désigne celui qui commet un meurtre avec préméditation. Le mot nous vient de l’italien assessino qui l’a lui-même emprunté à l’arabe ashishiyyin qui qualifie les fumeurs de hashish. On désignait ainsi au 13ème siècle les membres de la tribu des Ismaéliens de Syrie qu’on accusait de faire du cannabis indica une consommation indécente et se rendre coupables, sous l’emprise de l’herbe satanique, d’innombrables exactions et crimes à l’égard des musulmans et des croisés chrétiens.

La calomnie est évidente. Il n’existe pas d’exemple avéré de préméditation quelconque chez les fumeurs de hashish, surtout chez les plus assidus d’entre eux qui manient plus aisément la procrastination[1] que le gourdin. L’idée même de soulever un instrument contondant pour l’aller foutre sur la gueule d’un croisé déclenche chez eux des crises d’hilarité paralysantes.

Il semble donc urgent de rétablir ici la vérité historique. Soit les Ismaéliens de Syrie n’ont jamais fait de mal à une mouche, soit ils étaient vraiment de féroces assassins, mais dans ce cas l’accusation d’abus de stupéfiant relève de la médisance.



[1] La procrastination est l’art de remettre au lendemain ce que l’on peut faire le jour même.

Par Marie Rennard - Publié dans : Les A
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Vendredi 7 mars 2008 5 07 03 2008 08:29

Bailler : Sans accent circonflexe, signifie dans un style littéraire voire même obsolète, donner, conférer, et même faire accroire dans l’expression consacrée « tu me la bailles belle ».
Quelques vers  illustreront l’emploi premier du verbe :

Va, vole et pense, homme libre
Sur les ailes de la renommée.
Et quand au détour d’un couloir,
Par d’animales contingences, poussé, inexorablement,
Tu poseras ton cul couronné de lauriers
Sur la lunette des chiottes étincelante du lustre
Que l’inculture chaque jour assidûment  leur baille
A grands coups de chiffons crasseux, humblement,
Dis l’immémoriale prière que récitent même les Dieux
Finalement je dépends d’Elle pour n’avoir pas le cul merdeux !

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Jeudi 6 mars 2008 4 06 03 2008 00:00

Barbarisme : le barbarisme est une faute de langage due à la déformation, à l’altération d’un mot existant, ou à l’usage fantaisiste des prépositions. Un exemple valant toujours mieux qu’un discours, nous rappellerons le malheureux arborigène, le célébrissime infractus, l’inénarrable embouligue, dont fut victime le pauvre Panisse[1], ou le moins connu mais si cher à ma belle-mère « c’est bon à la santé »  qui nous prouvent que les barbarismes peuvent être créatifs, enrichissants et amusants. Pourquoi s’en priver ?



[1] Marcel Pagnol, César. L’embouligue désigne à Marseille le nombril, et vient du latin umbilicus, preuve que le français du sud est au moins aussi bien né que celui de Paris.

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Mercredi 5 mars 2008 3 05 03 2008 09:19

Béotien : Le béotien, autrefois habitant de la Béotie, province de la Grèce antique souvent en conflit avec Athènes et les Thessaliens, désigne aujourd’hui une personne lourde, stupide et ignorante, toutes sympathiques qualités que prêtaient les athéniens aux habitants de cette belliqueuse province.

On l’emploie également pour désigner un profane, ou un néophyte égarés parmi des spécialistes d’un domaine précis.

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Mardi 4 mars 2008 2 04 03 2008 09:21

Bien-dire : Le bien-dire est l’action de s’exprimer avec brio, éloquence et talent. On se souvient du « mieux-disant » culturel inauguré par le moins respectable des deux Léotard[1] au moment du projet de privatisation de la première chaîne de télévision, en 1986. L’adage qui dit que le mieux est souvent l’ennemi du bien, se vit, en cette particulière occurrence, très rapidement et durablement confirmé.

 



[1] Ministre, qui a survécu à son talentueux et alcoolique frère acteur.

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Lundi 3 mars 2008 1 03 03 2008 09:22

Bifidus : Le mot n’est toujours pas entré dans les dictionnaires, et la prochaine qui me propose un yogourt au bifidus, actif ou pas, je lui fous mon poing sur la gueule.

 

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Dimanche 2 mars 2008 7 02 03 2008 09:23

Billevesée : Propos vide de sens, occupation sans importance ou frivolité, le mot doit à Monsieur Greg, heureux père d’Achille talon, de n’avoir pas succombé aux coups de boutoir du temps. Il a même acquis,  pour les lecteurs assidus des tribulations du détonnant Achille, une pétulance qui lui eût autrement fait défaut.

 

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Samedi 1 mars 2008 6 01 03 2008 09:24

Biroute : Ne figure pas au TLF, mais est recensé dans nombre de dictionnaires (Larousse, Médiadico) comme le manche à air indiquant la direction du vent sur un terrain d’aviation, et je gage que ce n’est pas là la définition que vous attendiez.

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Jeudi 28 février 2008 4 28 02 2008 09:25

Blanc-bec : Le blanc-bec est un jeune homme dont la lèvre n’est pas encore assombrie par la moustache, et qui, par extension, manque d’expérience. Cousin germain du béjaune de la même espèce, qui tire son nom de « bec jaune » en référence aux oisillons incapables de sortir du nid – façon rat des villes et rat des champs.

Il fait partie de ces noms composés dont le pluriel est source de discorde entre grammairiens ou écrivains, et de guerre lasse accepte les trois formes possibles « blancs-becs », « blanc-bec » ou encore « blancs-bec ».

Dommage qu’on n’ait que rarement l’occasion de l’écrire, alors qu’on sèche quotidiennement sur ouvre-bouteilles, vide-poches, francs-tireurs,…

Il est impossible de prétendre régler une fois pour toutes l’accord des noms composés en s’astreignant à la fastidieuse étude des règles qui le régissent, elles souffrent trop d’exceptions, bien qu’elles en souffrent moins que nous.

On peut cependant, aux prix d’un raisonnable effort, se souvenir de quelques principes de base, que je vous livre ici sans barguigner plus outre.

 

-         dans les noms composés formés de deux noms, les deux prennent la marque du      pluriel, sauf exception ;

-         lorsqu’il y a une préposition entre les deux noms, seul le premier nom prend la marque du pluriel, sauf exception ;

-         dans les noms composés formés d’un nom et d’un adjectif, les deux s’accordent, sauf exception ;

-         dans le nom composé formé d’un nom et d’un adverbe (ou d’un adjectif employé comme adverbe), seul le nom s’accorde, sauf exception ;

-         dans le nom composé formé d’un nom et d’un verbe, seul le nom varie, sauf exception ;

-         enfin, les noms composés formés de deux mots invariables sont invariables, sans exception, et ça fait du bien.

 

Dans tous les cas, je vous conseille de vérifier systématiquement dans un dictionnaire, les exceptions refusant la plupart du temps de se dénoncer de mémoire, sauf chez quelques individus atypiques et particulièrement tordus.

 

Par Marie Rennard - Publié dans : Les B
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Mercredi 27 février 2008 3 27 02 2008 09:26

Blet : Etat d’un fruit trop mur et légèrement pourri. Se dit aussi, sans indulgence, d’une personne manquant de vivacité intellectuelle.

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