
Acolyte : avant de s’enliser dans le sens de comparse auquel nous le confinons aujourd’hui, l’acolyte était l’enfant de chœur personnel d’un évêque. On l’adjoignait fréquemment au personnel liturgique lors des grandes messes, flanqué d’un thuriféraire [1] pour faire bonne mesure.
Il est à noter que le terme « enfant de chœur » à lui aussi subi une subtile dépréciation au cours de ce siècle du fait de son utilisation presque exclusive dans des constructions négatives. On dit en effet plus souvent d’un jeune homme, à notre époque, qu’ « il n’est pas un enfant de chœur » plutôt que le contraire.
Bien qu’il soit parfaitement légitime d’écrire que votre fils s’est acoquiné à un douteux acolyte (acoquiner acceptant d’ailleurs –à l’inverse d’acacia- de s’orthographier accoquiner), il ne faut pas attribuer par mégarde la même étymologie aux deux mots. Accoquiner vient indubitablement de coquin, et n’est donc apparenté à acolyte que par l’absence de sens moral.
[1] Le thuriféraire est le clerc chargé de l’encensoir, ce qui explique que le terme soit devenu synonyme de flagorneur.
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