
Canicule : préoccupation première des gouvernements avisés dès la fin du printemps, la canicule est devenue un sujet brûlant en 2003, mobilisant les ministres en vacances pour lui trouver des solutions.
L’incurie des mesures d’urgence prises cet été là vient de ce qu’on a cherché à la canicule une solution politique, alors que le remède au mal se trouve dans l’étymologie ainsi que dans l’histoire ancienne.
La canicule est le nom que porte l’étoile Sirius dans la constellation du grand Chien, ainsi que l’époque (du 22 juillet au 23 août) où Sirius se lève et se couche avec le soleil. Le temps caniculaire est donc l’époque la plus chaude de l’année, et les anciens lui attribuaient des influences néfastes, au cours de laquelle les médecins sont impuissants et la nature seule décideuse. Pour conjurer les malheurs qui ne manqueraient pas, au cours de cette période, d’accabler les hommes, les romains sacrifiaient un chien dont raffolait la constellation éponyme.
On gagne souvent à employer des remèdes de romains, et un dicton prudent affirme que ce qui ne fait pas de bien ne peut faire de mal.
Certes, les estimés membres de
Au cas hypothétique ou cet antique remède serait remis au goût du jour, il conviendra cependant de noter que, par suite du mouvement de précession, le soleil se trouve maintenant entre le 22 juillet et le 23 août (soit, rappelons le, durant la période de canicule) dans la constellation du Lion, et non plus dans celle du grand Chien. D’où il pourrait logiquement s’ensuivre qu’un sacrifice canin soit devenu inadéquat, et que seule la mise à mort judicieusement orchestrée d’un lion puisse dorénavant sauver la vie des vieux quand il fait chaud.
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