
De la psychohistoire : C’est dans le cerveau positronique de Giskard, robot télépathe du Docteur Fastolfe, humaniste et roboticien d’Aurora, seul créateur des robots humanoïdes que naît l’idée de cette science qui alliera l’histoire, la psychologie, la statistique et les probabilités pour déterminer en projections tridimentionnelles, grâce aux équations a-chaotiques de Sohrb et O’Sien, le cours à venir de l’histoire de l’humanité. Du rêve à la concrétisation, il passera des millénaires. C’est avec Hari Seldon que, sur Trantor, la psychohistoire prendra son envol notamment grâce à l’aide de Daneel, clé de voûte de l’œuvre. Sous leur égide s’établiront deux Fondations, l’une technologique, l’autre secrète et mentaliste, qui oeuvreront, après la chute de l’empire galactique, à réduire le chaos pour épargner à l’humanité trente mille ans de ténèbres.
Sa vie durant, cet incroyablement prolifique auteur qu’aura été Asimov a tracé l’histoire future de l’humanité comme l’on brode un canevas. Des nouvelles de Robots au premier cycle des fondations, en passant par les cavernes d’acier ou les enquêtes d’Elijah Baley sur Solaria puis Aurora, cet homme qui regrettait de s’être fait biochimiste plutôt qu’historien nous a conté les guerres et les hommes à venir.
A moins que, lecteur vierge, on ne décide de se livrer à une lecture méthodique de l’œuvre d’Asimov dans l’ordre chronologique de l’histoire, on n’a souvent d’autre choix que de la découvrir comme il l’a écrite, sous forme de puzzle et en assemblant les morceaux jusqu’au jour où le dernier livre posé – Terre et Fondation, le reflet de la perle illumine le tableau, et qu’on reste sur cette taraudante question : comment un homme aussi individualiste que l’était Asimov a-t-il pu choisir la solution Gaïa ?
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