Les T

Jeudi 4 octobre 2007

Treizaine : Le mot a définitivement déserté les pages des dictionnaires actuels. Il est pourtant encore présent dans le Larousse de 1923, agrémenté d’une savoureuse définition « n.f. treize ou environ ».

On comprendra aisément qu’il ait été promptement sacrifié à la douzaine qui dans la même édition désignait « douze objets de la même espèce »[1], nuançant toutefois l’apparente exactitude numérique dans le cas de « une absence d’une douzaine de jours » qui pourra être plus librement interprétée.



[1] Essayez donc de caser une treizaine d’œufs dans une boîte…

Par Marie Rennard
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Jeudi 4 octobre 2007

Torquemadesque : Qualifie d’insoutenables souffrances, le plus souvent dues à des brûlures.  Rendons à l’instant et à Desproges ce qui lui appartient. L’adjectif est de lui, et inspiré bien sûr du nom pas si propre de Torquemada.

Le plus craint des végétariens, confesseur de la reine Isabelle de Castille, fondateur en 1478 de la Sainte Inquisition,  fut nommé Grand Inquisiteur d’Espagne par le Pape lui-même, pour ce que ses résultats (25 000 condamnations d’hérétiques prononcées sous son égide) le plaçaient largement en tête de compétition. Même pour notre époque, c’est une véritable performance.

Par Marie Rennard
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Vendredi 26 octobre 2007

Toast : n’est pas un mot anglais, mais encore l’un de ces vocables que les Outremanchois nous ont honteusement piqués. Le toste était, il y a déjà fort longtemps, un croûton de pain qu’on trempait dans le vin. Ce qui exclut toute vraisemblance à des supputations d’origine saxonne. D’abord parce que les Anglais n’ont jamais été fichus de pétrir le pain correctement, et ensuite parce que c’est des glaçons qu’ils trempent dans le Bordeaux. Alors qu’on ne me fasse pas rire, comme l’inconséquent qui m’a cité ce mot là comme illustration de l’invasion de l’anglais dans notre belle langue. Invasion my ass, and God bless the Frogs. Ils ne font que nous restituer, avec une légère modification orthographique destinée à égarer les moins perspicaces, ce qui nous est dû à nous chauvins Césars de la plus belle des langues après l’Espagnol, qui rappelons tout de même que la moitié du vocabulaire de l’Anglais est empruntée au Français, et que l’autre moitié a été piquée aux Allemands. Non mais.

Par Marie Rennard
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